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Actualités juridiques

Cabinet Brahin Avocats à Nice - Quels sont les actes interruptifs et les actes suspensifs d’un délai de prescription ?

Quels sont les actes interruptifs et les actes suspensifs d’un délai de prescription ?

Posted on : janvier 22, 2026

Introduction

La prescription est le mécanisme par lequel le temps confère une stabilité à une situation juridique. La prescription peut être affectée par différents événements, entraînant son interruption et sa suspension.

Signalons : l’interruption de la prescription survient lorsqu’un événement interrompt le cours du délai et efface rétroactivement le temps déjà écoulé. Ainsi, si la prescription recommence à courir après cet événement, le temps précédemment écoulé ne pourra pas être pris en compte : « L’interruption efface le délai de prescription acquis. Elle fait courir un nouveau délai de même durée que l’ancien » (l’article 2231 du Code civil).

Il convient de noter que la suspension de la prescription, quant à elle, résulte d’un événement qui interrompt le cours du délai sans effacer rétroactivement le temps déjà écoulé. Ainsi, lorsque la prescription recommence à courir après cet événement, le temps précédemment écoulé reste pris en compte : « La suspension de la prescription en arrête temporairement le cours sans effacer le délai déjà couru » (l’article 2230 du Code civil).

Le point de départ du délai de prescription : la connaissance des faits

L’article 2224 du Code civil fixe le point de départ du délai de prescription de droit commun à « la date où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer » (l’article du Code civil).

Les actes ou événements spécifiques qui entraînent soit la suspension, soit l’interruption du délai

Il y a certains actes ou événements spécifiques qui entraînent soit la suspension, soit l’interruption du délai.

Actes ou événements suspensives

Impossibilité d’agir : La prescription est suspendue pour celui qui ne peut agir en raison de la loi, d’une convention ou de force majeure (l’article 2234 du Code civil) ;

Mineurs non émancipés et majeurs sous tutelle : Suspension de la prescription, sauf pour certaines actions de paiement ou répétition de sommes périodiques (l’article 2235 du Code civil) ;

Entre époux et partenaires de PACS : La prescription est suspendue entre eux (l’article 2236 du Code civil) ;

Héritier acceptant à concurrence de l’actif net : Suspension de la prescription concernant les créances contre la succession (l’article 2237 du Code civil) ;

Médiation, conciliation, procédure participative : Suspension dès accord des parties ou conclusion d’une convention (l’article 2238 du Code civil) ;

Mesure d’instruction avant procès (expertise) : Suspension jusqu’à exécution de la mesure, mais pour au moins six mois (l’article 2239 du Code civil).

Actes ou événements interruptifs

Demande en justice : La prescription est interrompue par tout recours judiciaire, même en référé (procédure judiciaire rapide et simplifiée pour obtenir une décision provisoire ou urgente, sans examen complet du fond de l’affaire), ou devant une juridiction incompétente, ou si l’acte est annulé pour vice de procédure.

Reconnaissance par le débiteur : Interrompt le délai de prescription ;

Acte d’exécution forcée : Interrompt également le délai de prescription ou de forclusion ;

Mesures conservatoires : Interrompent la prescription lorsqu’elles sont prises dans le cadre d’une procédure d’exécution.

2 . Les assignations et les conclusions (effet interruptif ou suspensif sur le cours de la prescription)

Dans les litiges impliquant des banques, il est particulièrement important de comprendre quelles actions, y compris les assignations et les conclusions, peuvent avoir un effet interruptif ou suspensif sur le cours de la prescription.

La jurisprudence civile a établi que tout acte par lequel le demandeur manifeste à son adversaire son intention de poursuivre l’action engagée constitue un acte interruptif de prescription. Cela inclut notamment l’assignation et les conclusions valablement notifiées à la partie adverse.

L’assignation interrompt la prescription dès lors qu’elle est remise au greffe, conformément à l’article 754 du Code de procédure civile.

Les conclusions, lorsqu’elles sont notifiées à l’adversaire, ont également un effet interruptif. Il est recommandé de notifier des conclusions interruptives de prescription de manière régulière, par exemple trimestriellement, pour éviter tout risque de reprise de la prescription.

Jurisprudence

Dans un arrêt du 19 mars 2020, la Cour de cassation a jugé qu’une assignation en référé avait suspendu le délai de prescription durant les opérations de consultation jusqu’au dépôt du rapport (Cour de cassation, 3e chambre civile, 19/03/2020, n° 222, n° 19-13.459).

Les actions déposées après le rejet des premières demandes ont été prescrites, car l’interruption de la prescription n’avait pas eu lieu (Cass. com., 26 janvier 2016, n° 14-28.450).

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Cabinet Nicolas BRAHIN
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Quelles sont les conditions pour obtenir un visa de travail en France ?

Quelles sont les conditions pour obtenir un visa de travail en France ?

Posted on : janvier 21, 2026

Introduction

Pour qu’un étranger puisse obtenir un visa de travail en France, plusieurs conditions légales et administratives doivent être remplies. La réglementation actuelle fixe des critères stricts, notamment liés aux qualifications professionnelles et à la situation de l’emploi en France.

La procédure varie en fonction du type d’emploi envisagé et de la durée de validité de votre séjour. On notera toutefois que les ressortissants de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (EEE) et de la Suisse ne sont pas soumis à l’obligation de visa pour travailler en France. Les personnes qui sont ressortissantes de pays tiers doivent suivre la procédure d’obtention d’un visa.

Les conditions pour obtenir un visa de travail sont définies par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et le Code du travail. Pour entrer en France, tout ressortissant étranger doit respecter les conditions générales prévues à l’article L. 311-1 du CESEDA :

  • Visa de long séjour (max. 1 an)
  • Visa de long séjour avec droits équivalents à une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle (inférieur ou égal à 1 an)
  • Carte de séjour temporaire (max. 1 an)
  • Carte de séjour pluriannuelle (max. 4 ans)
  • Carte de résident (10 ans ou illimitée)
  • Carte de séjour « retraité » (10 ans)

Pour les travailleurs, on utilise le plus souvent un visa long séjour avec droit au travail, qui est ensuite converti en VLS-TS (carte de séjour temporaire).

Pour obtenir un visa de travail en France, il est indispensable que le projet professionnel corresponde aux critères définis par la réglementation.

Le type de visa dépend de la durée de l’activité professionnelle. Plusieurs types de visas de travail existent :

  • Visa de court séjour (moins de 90 jours): destiné aux missions temporaires ou aux contrats de travail de courte durée;
  • Visa de long séjour (plus de 90 jours): pour les contrats de travail de longue durée;
  • Visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS): permet de résider et de travailler en France pour une durée maximale d’un an. Il est souvent délivré pour des emplois qualifiés ou des missions spécifiques.

1. Conditions générales

  • La présentation des documents et visas exigés par le droit français et conventions internationales (l’article L. 5221-2 du Code du travail);
  • La détention d’un contrat de travail visé par l’autorité administrative ou d’une autorisation de travail (l’article L. 5221-2 du Code du travail);

L’autorisation de travail est accordée si les conditions suivantes sont remplies :

  • L’emploi proposé figure sur la liste des métiers en tension ou a été publié pendant trois semaines sans qu’aucune candidature locale ne soit retenue (l’article R. 5221-20 du Code du travail);
  • L’employeur respecte ses obligations sociales et n’a pas fait l’objet de sanctions pour infractions liées au travail illégal ou à la sécurité (l’article R. 5221-20 du Code du travail);
  • Les conditions d’emploi et de rémunération sont conformes aux normes légales.
  • La production de justificatifs relatifs à l’objet et aux conditions du séjour, tels qu’un justificatif d’hébergement, une assurance sociale, et des garanties de rapatriement;
  • Pour les étrangers souhaitant s’installer durablement, une connaissance suffisante de la langue française ou l’engagement à l’acquérir après leur installation est également requise (l’article L. 5221-3 du Code du travail).

2. Documents nécessaires incluent

  • Un visa de long séjour, sauf si le demandeur est exempté en raison de sa nationalité ou d’engagements internationaux (l’article L. 412-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile);
  • Un contrat de travail validé par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) ou une autorisation de travail (l’article L. 5221-2 du Code du travail);
  • Un certificat médical, qui doit être obtenu dans les trois mois suivant la délivrance de l’autorisation de travail (l’article L.5221-5 du Code du travail).

3. La connaissance de la langue et l’intégration républicaine comme condition

On doit comprendre que si l’étranger manifeste la volonté de s’installer durablement en France, il doit attester d’une connaissance suffisante de la langue française ou s’engager à l’acquérir après son installation (l’article L.5221-3 du Code du travail).

On doit aussi s’engager dans un parcours personnalisé d’intégration républicaine visant à favoriser son autonomie et son insertion dans la société française.

4. Démarches administratives à effectuer

  • Pour un étranger résidant hors de France, il s’agit de la « procédure d’introduction ». L’employeur doit démontrer qu’il n’a pas pu recruter sur le marché du travail local avant de demander une autorisation de travail;
  • L’autorisation de travail est accordée si l’emploi proposé figure sur la liste des métiers en tension ou si l’offre d’emploi n’a pas pu être satisfaite après publication pendant trois semaines auprès des organismes de l’emploi (Code du travail – Article R. 5221-20);
  • L’administration vérifie également que l’employeur respecte ses obligations sociales et n’a pas été sanctionné pour des infractions liées au travail illégal ou à la sécurité (Code du travail – Article R. 5221-20).

Conclusion

Ainsi, il ressort de cette analyse que pour obtenir un visa de travail en France, l’étranger doit remplir des conditions strictes, notamment la présentation de documents spécifiques (visa, contrat de travail, certificat médical), le respect des exigences d’intégration (langue française, parcours républicain), et la conformité aux formalités générales d’entrée sur le territoire.

 

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Cabinet Brahin Avocats Nice - Quelles sont les conditions pour obtenir un visa « Talent » en France ?

Quelles sont les conditions pour obtenir un visa « Talent » en France ?

Posted on : janvier 20, 2026

Dans le cadre de la simplification des démarches administratives pour les ressortissants étrangers souhaitant contribuer à l’attractivité économique de la France, il est institué un titre de séjour pluriannuel dénommé « passeport talent « , donnant le droit de résider en France pendant de nombreuses années. Le titre de séjour pluriannuel portant la mention « passeport talent », désormais renommé « talent » depuis la réforme du 26 janvier 2024, est destiné à faciliter le séjour en France des étrangers hautement qualifiés ou exerçant des activités professionnelles spécifiques. La réforme de 2024 et le décret n°2025-539 du 13 juin 2025 ont introduit des modifications importantes dans les conditions d’obtention de ce titre.

Les types de “ Talent” .

Vous êtes salarié qualifié ou hautement qualifié

1. Entreprise reconnue « jeune entreprise innovante »

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
· La durée de votre contrat de travail doit dépasser trois mois et votre poste doit être directement lié à un projet de recherche, développement ou innovation dans une entreprise reconnue « jeune entreprise innovante;

· Votre salaire doit être au moins 2 fois le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) en vigueur pour un emploi à temps plein.

Un visa de long séjour portant la mention “Passeport Talent – salarié qualifié / JEI” vous sera délivré. Il permet, dans un délai de trois mois après l’arrivée, de demander une carte de séjour pluriannuelle. Pour un CDD inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” sera délivré et doit être validé dans un délai de trois mois après l’arrivée. En plus des documents personnels, joindre le formulaire 15614*02 complété par l’employeur et les documents financiers de l’entreprise, conformément aux nouvelles dispositions fiscales sur les JEI et les aides à l’innovation.

2. Entreprise appartenant au même groupe international de sociétés que votre employeur

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
· Vous devez avoir travaillé au moins 3 mois dans une entreprise d’un groupe international et être détaché(e) pour une mission dans une société française du même groupe. Votre mission doit se dérouler dans le cadre d’un contrat français supérieur à trois mois.

· Votre salaire doit être au moins 1,8 fois le SMIC en vigueur pour un emploi à temps plein.

Un visa de long séjour “Passeport Talent – salarié en mission” sera délivré. Il permet, dans les trois mois après l’arrivée, de demander une carte de séjour pluriannuelle. La durée maximale reste 4 ans.

Pour une mission de inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” sera délivré et doit être validé dans les trois mois suivant l’arrivée.

En plus des documents personnels et professionnels, joindre le formulaire 15616*01 complété par l’employeur et les documents financiers de l’entreprise selon les nouvelles exigences fiscales pour les missions internationales.

3. Un établissement public ou privé de recherche scientifique ou un établissement d’enseignement supérieur

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
· Vous devez avoir un accord formel avec l’établissement d’accueil et être détaché pour une mission de recherche ou d’enseignement inférieur ou égal à 4 ans, conformément aux nouvelles règles pour chercheurs et enseignants internationaux.

· Vous devez être titulaire d’un diplôme reconnu au moins équivalent à un master ou justifier d’une expérience professionnelle comparable, selon les critères 2025.

Un visa de long séjour “Passeport Talent – chercheur” sera délivré. Il permet de demander une carte de séjour pluriannuelle dans les 3 mois après l’arrivée. La durée maximale reste 4 ans, conformément au décret 2025-539.

Pour un CDD inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” sera délivré et doit être validé dans les 3 mois suivant l’arrivée, comme mis à jour par le décret 2025.

Vous devez joindre l’accord officiel de l’établissement, validé par les autorités françaises, prouvant votre qualification de chercheur ou enseignant, ainsi que l’objectif et la durée précise du séjour, selon les nouveaux standards 2025.

4. En tant que travailleur hautement qualifié

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
· La durée minimale de votre contrat de travail doit être supérieur ou égal à 12 mois, conformément aux critères 2025 pour la Carte Bleue Européenne.

· Vous devez être titulaire d’un diplôme reconnu par l’État ou justifier d’au moins 5 années d’expérience professionnelle équivalente, selon le décret 2025-539.

· Votre salaire doit être supérieur ou égal à 1,5 fois le salaire moyen de base annuel fixé par arrêté ministériel, 59 373 euro à compter du 21 août 2025, conformément aux nouvelles règles pour travailleurs hautement qualifiés.

Un visa de long séjour “Passeport Talent – carte bleue européenne” sera délivré. Vous pouvez demander une carte de séjour pluriannuelle dans les 2 mois suivant l’arrivée. La durée correspond à celle du contrat, max 4 ans, selon les nouvelles dispositions 2025.

Pour un CDD inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” (sans mention Carte Bleue Européenne) sera délivré, à valider dans les 3 mois après l’arrivée, conformément au décret 2025.

Vous devez fournir le formulaire 15615*01 rempli par l’employeur et les documents financiers de l’entreprise, selon les nouveaux critères 2025 pour travailleurs hautement qualifiés.

Vous exercez une activité non salarié ou libérale

1. Créer une entreprise en France ou en prendre le contrôle

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
· Vous devez présenter un projet sérieux de création d’entreprise en France. La participation majoritaire dans une société existante peut aussi être considérée comme création d’entreprise. L’entreprise peut être commerciale, artisanale ou industrielle, conformément aux règles réformées en 2024-2025.

· L’investissement minimum est 30 000 euro, conformément aux nouvelles dispositions du décret 2025-539.

· Diplôme supérieur ou égal à master ou 5 années d’expérience équivalente, selon les nouvelles règles 2025.

Un visa “Passeport Talent – créateur d’entreprise” sera délivré. Vous pouvez demander la carte pluriannuelle dans les 2 mois suivant l’arrivée. La durée maximale reste 4 ans, selon le décret 2025-539.

Pour un séjour inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” sera délivré et doit être validé dans les 3 mois, conformément à la réforme 2025.

Vous devez fournir tous documents prouvant le sérieux du projet et preuves des investissements personnels, selon les critères 2025.

2. Procéder à un investissement économique direct

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
Ce type d’investissement doit garantir des droits durables dans la gestion de l’entreprise. Sont pris en compte :

· Investissement dans le capital social supérieur ou égal à 10 %, augmentation du capital, ou investissements immobiliers ;

· Réinvestissement des bénéfices non distribués ;

· Prêts aux sociétés investies ou intra-groupe, selon décret 2025-539.

Un visa “Passeport Talent – investisseur économique” sera délivré. Vous pouvez demander la carte pluriannuelle dans les 2 mois suivant votre arrivée. Durée maximale : 4 ans, selon décret 2025.

Pour un séjour inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” sera délivré et doit être validé dans les 3 mois, conformément aux nouvelles dispositions.

Vous devez fournir :

Preuves de vos investissements ;

Documents attestant vos droits durables dans la gestion des sociétés, conformément au décret 2025-539.

3. Mettre en œuvre un projet économique innovant, reconnu par un organisme public

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
Vous devez présenter un projet économique innovant en France qui reçoit l’approbation préalable d’un organisme public agréé selon le décret n°2025-539. Un visa “Passeport Talent – projet économique innovant” sera délivré. Vous pouvez demander la carte pluriannuelle dans les 2 mois suivant votre arrivée. Durée maximale : 4 ans, conformément au décret 2025-539.

Pour un séjour inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” sera délivré et doit être validé dans les 3 mois, conformément aux nouvelles dispositions.

Vous devez fournir :

Avis d’un organisme public agréé validant votre projet ;

Preuves de ressources financières suffisantes, au moins équivalentes au SMIC temps plein, conformément au décret 2025-539.

4. Exercer un mandat social dans une entreprise française

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
· Vous devez avoir au moins 3 mois d’expérience professionnelle dans l’entreprise ou le groupe concerné ;

Vous devez posséder une procuration valide pour exercer les pouvoirs de représentant légal en France ;

Votre salaire doit être supérieur ou égal à 3 fois le SMIC temps plein, conformément au décret n°2025-539.

Un visa “Passeport Talent – mandataire social” sera délivré. Vous pouvez demander la carte pluriannuelle dans les 2 mois suivant votre arrivée. La durée maximale : 4 ans, conformément au décret 2025-539.

Pour un séjour inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” (sans mention) sera délivré et doit être validé dans les 3 mois après l’arrivée, conformément aux nouvelles dispositions.

Vous devez fournir :

Procuration pour exercer les pouvoirs de représentant légal en Franc ;

Documents financiers confirmant le montant de votre rémunération, selon le décret 2025-539.

Vous pouvez justifier de votre réputation au niveau national ou international

1. Exercer en France votre activité de renommée internationale ou nationale

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
Exercer en France une activité à renommée nationale ou internationale

· Activité scientifique, littéraire, artistique, intellectuelle, éducative ou sportive reconnue ;

· La durée du contrat ou du séjour doit être supérieur à 3 mois ;

· Vous devez justifier de ressources financières au moins égales au SMIC temps plein, conformément au décret n°2025-539.

Visa “Passeport Talent – renommée nationale ou internationale” délivré ;

Permet de demander carte pluriannuelle dans les 2 mois ;

Durée maximale : 4 ans (conformément au décret 2025-539).

Pour un séjour inférieur ou égal à 12 mois, un VLS/TS “Passeport Talent” (sans mention) sera délivré ;

Validation obligatoire dans les 3 mois après l’arrivée, conformément au décret.

Documents à joindre :

Preuve de votre notoriété nationale ou internationale, reconnue par le milieu professionnel ;

Description du projet, objectif et durée en France ;

Justification de ressources financières suffisantes ou fourniture gratuite de biens/services pendant le séjour, selon décret n°2025-539.

Vous êtes artiste-interprète ou auteur d’œuvre littéraire ou artistique

1. En tant qu’artiste salarié(e)

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
Vous exercez en France en tant qu’artiste interprète supérieur à 3 mois ;

Justification via contrats certifiés (formulaire 15617*01) et documents financiers de l’entreprise ;

Licences d’exploitation si requises, conformément au décret n°2025-539.

Un visa de long séjour portant la mention “Passeport Talent – profession artistique et culturelle” vous sera délivré. Il vous permet, dans un délai de trois mois après votre arrivée en France, de demander une carte de séjour pluriannuelle pour étranger. La durée de validité dépendra de la nature et de la durée de vos engagements ou de vos contrats de travail présentés, sans toutefois dépasser 4 ans.

Séjour inférieur ou égal à 12 mois : VLS/TS “Passeport Talent” (sans mention) délivré ;

Validation obligatoire dans les 3 mois après arrivée.

Documents personnels et professionnels plus formulaire employeur(s) ;

Ressources financières pour la durée du séjour :

supérieur ou égal à 70 % SMIC par mois, principalement de l’activité exercée ;

Ressources personnelles jusqu’à 49 % du total requis ;

· Allocations chômage françaises non prises en compte, conformément au décret n°2025-539.

2. En tant qu’artiste non salarié

Votre situation Votre visa Vos documents justificatifs
Vous participez à une production ou représentation supérieur ou égal à 3 mois en France comme artiste interprète ou auteur ;

Activité justifiée par contrats ou preuves d’engagement, conformément au décret n°2025-539.

Visa “Passeport Talent – profession artistique et culturelle” délivré ;

Demande de carte pluriannuelle possible dans les 2 mois après arrivée ;

Durée maximale : 4 ans, selon nature et durée des engagements (décret 2025-539).

Séjour inférieur ou égal à 12 mois : VLS/TS “Passeport Talent” (sans mention) délivré ;

Validation obligatoire dans les 3 mois après arrivée, conformément au décret 2025-539.

Documents personnels et professionnels + preuves :

Statut d’artiste ou auteur ;

Engagements contractuels en France ;

Disponibilité de ressources financières suffisantes, conformément au décret n°2025-539.

Ressources financières pour le séjour :

supérieur ou égal à 70 % SMIC par mois, principalement de l’activité exercée (contrats, commandes, prestations artistiques) ;

Ressources personnelles jusqu’à 49 % du total requis ;

Allocations chômage non comptabilisées (décret n°2025-539).

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Quels sont les délais de conservation de vos papiers personnels ?

Posted on : janvier 14, 2026

Quittances de loyer, contrat d’assurance ou de prêt immobilier, factures, bulletins de salaire… Les documents de la vie courante sont nombreux. Savez-vous que la durée minimale de conservation de ces papiers varie selon leur nature, la législation en vigueur ou l’usage auquel ils sont destinés ?Tour d’horizon des délais de conservation.

Pourquoi devez-vous conserver vos papiers personnels ?

La conservation des documents personnels a pour objectif de prouver l’existence d’un droit ou le respect d’une obligation. Les délais de conservation varient en fonction de la nature du document ainsi que la législation ou l’usage auquel il est destiné.

Certains documents administratifs doivent être conservés à vie, d’autres ont des délais de conservation plus courts prévus par la réglementation.

Notez que les délais indiqués dans cet article sont des durées durant lesquelles il est recommandé de conserver vos documents. Vous pouvez tout à fait les garder plus longtemps.

 

Combien de temps conserver vos documents ?

Les documents liés à votre situation familiale et à la scolarité

Les documents liés aux questions familiales doivent la plupart du temps être conservés de façon permanente. C’est notamment le cas pour :

• les actes d’état civil (copies intégrales et extraits),
• les jugements de divorce ou d’adoption,
• les contrats de mariage et les conventions de Pacs,
• les livrets de famille,
• les diplômes,
• les examens médicaux (par exemple : radiographie).

 

Les documents relatifs à votre assurance et votre banque

En matière d’assurance, les quittances, avis d’échéance et courriers de résiliation doivent être conservés au moins deux ans à compter de la date du document, de même que vos contrats d’assurance.

Pour ce qui est des documents liés à votre banque, les chèques doivent être encaissés dans un délai maximum d’un an et huit jours.

Les relevés de compte et talons de chèques sont à garder cinq ans.

Les tickets de carte bancaire (paiement et retrait) sont à converser jusqu’à réception du relevé de compte où figure le solde correspondant.

 

Vos factures

Les factures d’électricité et de gaz ainsi que les factures d’eau doivent être conservées cinq ans, ce qui correspond au délai pour contester une facture auprès de votre fournisseur.

Il est conseillé de garder vos factures de téléphone fixe et mobile et celles d’abonnement internet au moins un an.

Quant aux factures de vos appareils électroménagers (lave-vaisselle, réfrigérateur, téléviseur), il est recommandé de les conserver au moins jusqu’à la fin de la garantie. Il en est de même pour les certificats de garantie.

Concernant les documents liés à la santé, les factures provenant d’un hôpital public doivent être conservées quatre ans, et deux ans pour celles d’un établissement privé. Quant au relevé de remboursement d’assurance maladie et maternité, il est recommandé de le garder au minimum deux ans.

 

 

Les documents liés à votre logement

Les preuves du paiement des charges de copropriété, les correspondances avec le syndic et les procès-verbaux des assemblées générales de copropriété doivent être conservés cinq ans.

Les quittances de loyer, contrats de location et les états des lieux doivent être conservés trois ans après la durée de la location. Ces délais s’appliquent aux logements loués vides comme meublés.

Un acte de vente (ou titre de propriété) doit quant à lui être gardé de manière permanente.

 

Les documents relatifs à votre activité professionnelle

Les bulletins de salaire, contrats de travail et certificats de travail doivent être conservés jusqu’à la liquidation de la retraite. Les attestations France Travail (ex-Pôle emploi) doivent être conservées deux ans à partir de la date d’inscription comme demandeur d’emploi.

Un solde de tout compte, un justificatif de versement d’allocations chômage ou une note de frais doivent être conservés trois ans. Ces documents sont utiles dans le cadre du calcul des droits à la retraite.

A noter :
Pour les particuliers employeurs, les bulletins de paie du salarié, le contrat de travail et, le cas échéant, la déclaration d’accident du travail auprès de la caisse primaire d’assurance maladie doivent être conservés cinq ans.

Les autres documents, comme la comptabilisation des horaires du salarié ou l’attestation fiscale, doivent être conservés trois ans.

 

Les documents liés à vos impôts

Vos déclarations de revenus, avis d’imposition et justificatifs utilisés dans le cadre de votre imposition doivent être conservés trois ans à compter de l’année qui suit l’année d’imposition.
Les avis d’impôts locaux (taxe foncière et taxe d’habitation sur les résidences secondaires) doivent être conservés un an.

 

La durée de conservation des documents liés à votre entreprise

Les livres, registres, documents ou pièces sur lesquels peuvent s’exercer les droits de communication, d’enquête et de contrôle de l’administration doivent être conservés pendant un délai de 6 ans.
Ce délai commence à partir de l’un des moments suivants :
• Dernière opération mentionnée sur les livres ou registres
• Date à laquelle les documents ou pièces ont été établis.

Exemple : les éléments concernant les revenus de 2018, déclarés en 2019, doivent être conservés jusqu’à fin 2024.

Tableau récapitulatif de la durée de conservation des Documents fiscaux

Tableau récapitulatif de la durée de conservation des Documents fiscaux
Type d’impôt Durée de conservation
Impôt sur le revenu (IR) et sur les sociétés (IS) 6 ans
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC), bénéfices non commerciaux (BNC) et bénéfices agricoles (BA) en régime réel 6 ans
Impôts sur les sociétés pour les entreprises individuelles, les sociétés à responsabilité limitée (exploitations agricoles, sociétés d’exercice libéral) 6 ans
Impôts directs locaux (taxes foncières, etc.) 6 ans
Cotisation foncière des entreprises (CFE) et CVAE 6 ans
Taxes sur le chiffre d’affaires (TVA et taxes assimilées, impôt sur les spectacles, taxe sur les conventions d’assurance, etc.) 6 ans

Attention
Les délais sont portés à 10 ans en cas d’activité occulte (fraude fiscale, travail dissimulé, absence de déclaration, activité illicite, par exemple).

 

Pour les documents sociaux liés à votre société commerciale

Type de document Durée de conservation
Comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe…) 10 ans à partir de la clôture de l’exercice
Statuts d’une société, d’un GIE ou d’une association (si nécessaire, pièce modificative de statuts) 5 ans à partir de la perte de personnalité morale (ou radiation du RCS) 5 ans à partir de la perte de personnalité morale (ou radiation du RCS)
Traité de fusion et autre acte lié au fonctionnement de la société (+ documents de la société absorbée) 5 ans
• Registre de titres nominatifs
• Registre des mouvements de titres
• Ordre de mouvement
• Registre des procès-verbaux d’assemblées et de conseils d’administration
5 ans à partir de la fin de leur utilisation
Feuille de présence et pouvoirs 3 derniers exercices
Rapport du gérant ou du conseil d’administration 3 derniers exercices
Rapport des commissaires aux comptes 3 derniers exercices

Pour la gestion du personnel

Type de document Durée de conservation
Bulletin de paie (double papier ou électronique) Le double du bulletin de salaire est conservé pendant 5 ans par l’employeur. L’employeur garantit la disponibilité du bulletin de paie sous forme électronique soit pendant une durée de 50 ans soit jusqu’à ce que le salarié ait atteint 75 ans.
Registre unique du personnel 5 ans à partir du départ du salarié
Document concernant les contrats de travail, salaires, primes, indemnités, soldes de tout compte, régimes de retraite. 5 ans
Document relatif aux charges sociales et à la taxe sur les salaires 3 ans
Comptabilisation des jours de travail des salariés sous convention de forfait 3 ans
Comptabilisation des horaires des salariés, des heures d’astreinte et de leur compensation 1 an
• Observation ou mise en demeure de l’inspection du travail
• Vérification et contrôle du comité social et économique (CSE)
5 ans
Déclaration d’accident du travail auprès de la caisse primaire d’assurance maladie 5 ans

 

Sous quelle forme conserver vos documents personnels ?

Vous hésitez entre le support papier ou numérique pour conserver vos documents ? Vous vous demandez si les deux supports ont la même valeur ?
Tout dépend de la manière dont le document vous est transmis :
• s’il vous est transmis au format numérique (par le biais d’un courrier électronique ou en téléchargement sur un site internet), vous pouvez le conserver dans un format identique,
• en revanche, si le document vous est transmis au format papier (remis en main propre ou adressé par courrier), conservez l’original. En le scannant, la version numérisée a valeur de copie, alors que l’original peut vous être demandé ultérieurement.

Aussi, les contribuables qui le souhaitent peuvent numériser leurs factures papier dès l’envoi ou la réception de ces dernières et les conserver sous forme dématérialisée jusqu’à la fin de la période de conservation fiscale (six ans).

 

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Cabinet Nicolas BRAHIN
Advokatfirma i NICE, Lawyers in NIC
Camilla Nissen MICHELIS
Assistante – Traductrice
1, Rue Louis Gassin – 06300 NICE (FRANCE)
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Camilla.nissen.michelis@brahin-avocats.com
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Assurance vie et assurance décès : quelles différences ?

Posted on : septembre 23, 2025

La confusion entre assurance vie et assurance décès est fréquente. Pourtant, il s’agit de deux types de contrats très différents. Quelles sont les caractéristiques de ces contrats ?
Comment et dans quel but peut-on les souscrire ? Explications.

 

Assurance vie : quelles sont ses caractéristiques ?

L’assurance vie est un produit d’épargne à moyen ou long terme. Après l’ouverture du contrat par un versement initial, vous pouvez effectuer des versements (également appelés primes), réguliers ou non, sans limite de montant.

 

À la clôture du contrat, le capital accumulé ou une rente viagère est versé au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) dans le contrat (vous-même ou une tierce personne).

 

L’assurance vie est aussi un investissement intéressant dans le cadre de la préparation de votre succession. Ce placement vous permet de désigner un ou plusieurs bénéficiaires via la clause bénéficiaire.

 

Les contrats souscrits au nom du conjoint ou partenaire de PACS, certaines associations à but non lucratif, ou au profit de frères et sœurs, peuvent, sous certaines conditions, être exonérés de droits de succession.

Dans d’autres cas, le capital peut être soumis à imposition en fonction de :

 

  • la date d’ouverture du contrat,
  • la date des versements,
  • votre âge au moment des versements,
  • et le montant du capital versé aux bénéficiaires.

 

Quelles sont les principales formes de contrats d’assurance vie ?

Lorsque vous souscrivez une assurance vie, vous avez le choix entre deux grandes catégories de contrats :

  • Les contrats monosupports (fonds en euros),
  • Les contrats multisupports (unités de compte).

 

Les fonds en euros offrent une garantie en capital, mais un rendement limité.
Les contrats multisupports combinent en général une part de fonds en euros et une part en unités de compte. L’assurance vie en unités de compte comporte plus de risques : vous n’avez aucune garantie de récupérer l’intégralité de votre investissement.

 

Il est donc possible de subir une perte en capital selon l’évolution des marchés financiers. C’est pourquoi il est recommandé d’investir sur le long terme pour lisser les fluctuations et optimiser le potentiel de rendement.

 

L’investissement en unités de compte vous donne accès à une large gamme de supports financiers aux niveaux de volatilité variés.

 

Avant d’investir, il est essentiel de définir votre profil de risque, vos objectifs patrimoniaux et votre horizon de placement, avec l’aide de votre conseiller bancaire ou assureur.

 

Les unités de compte sont en général investies dans des parts d’OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières), investis en actions ou obligations. Vous pouvez aussi investir dans des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier).

 

L’assurance vie : un placement flexible

L’un des grands avantages de l’assurance vie est sa flexibilité.

Lorsque vous ouvrez un contrat, vous pouvez effectuer à tout moment :

 

  • des rachats partiels,
  • ou un rachat total du capital accumulé.

 

Cette possibilité est conditionnée à l’accord du bénéficiaire s’il a accepté sa désignation dans le contrat. Dans ce cas, il doit donner son accord écrit pour tout rachat.

 

Le rachat total entraîne la clôture du contrat. Il est aussi possible de demander une avance à votre assureur : il s’agit d’un prêt sur votre contrat. Des intérêts vous seront alors facturés selon le taux prévu au contrat.

 

 

Quelle fiscalité s’applique à l’assurance vie ?

L’assurance vie est attractive en partie grâce à sa fiscalité avantageuse. Seuls les gains (plus-values) sont imposables lors des rachats (partiels ou totaux), jamais les versements.

 

La fiscalité dépend :

  • de la date des versements,
  • et de la durée du contrat.

 

Depuis le 27 septembre 2017

Les gains issus de versements effectués après cette date sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % si le contrat a moins de 8 ans.

Après 8 ans

Vous bénéficiez d’un abattement annuel de :

  • 4 600 € pour une personne seule,
  • 9 200 € pour un couple marié ou pacsé (imposition commune).

Les gains au-delà de cet abattement sont imposés à 24,7 % (impôt + prélèvements sociaux), si les versements sont inférieurs à 150 000 €.

 

Fiscalité des gains versés avant le 27 septembre 2017

Durée du contrat Imposition des gains
0 à 4 ans IR ou PFL 35 % + PS 17,2 %
4 à 8 ans IR ou PFL 15 % + PS 17,2 %
Plus de 8 ans IR ou PFL 7,5 % + PS 17,2 %
 

 

 

Fiscalité des gains versés après le 27 septembre 2017

Durée du contrat Imposition
Moins de 8 ans PFU 30 % (12,8 % impôt + 17,2 % PS)
Plus de 8 ans avec versements < 150 000 € 7,5 % impôt + 17,2 % PS
Plus de 8 ans avec versements > 150 000 € PFU 30 %

À noter : Le seuil de 150 000 € est global, tous contrats confondus.

 

Vous pouvez aussi opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR), auquel cas cette option s’applique à tous vos revenus du capital.

 

Exonérations possibles

Vous pouvez être exonéré d’impôt en cas de :

 

  • licenciement,
  • liquidation judiciaire,
  • départ anticipé à la retraite,
  • invalidité reconnue (catégorie 2 ou 3).

 

Le contrat doit être clos au plus tard le 31 décembre de l’année suivante.

 

Versement en rente viagère : quelle imposition ?

L’assurance vie vous permet de transformer votre capital en rente viagère, versée jusqu’à votre décès (mensuelle, trimestrielle ou semestrielle). Cette décision est irrévocable : vous perdez définitivement la propriété du capital.

 

La rente est imposable à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.
Une fraction de la rente est imposable selon votre âge au moment du premier versement :

Âge au 1er versement Part imposable de la rente
Moins de 50 ans 70 %
50 à 59 ans 50 %
60 à 69 ans 40 %
Plus de 69 ans 30 %

Assurance décès : de quoi s’agit-il ?

L’assurance décès est un contrat de prévoyance. Vous payez des primes à votre assureur, qui s’engage à verser un capital ou une rente à vos bénéficiaires en cas de décès.

 

Contrairement à l’assurance vie, vous ne pouvez pas être bénéficiaire vous-même. Il est obligatoire de désigner un ou plusieurs bénéficiaires à la souscription.
Le montant du capital est défini dès la signature du contrat.

 

Il existe deux types d’assurance décès :

 

  • temporaire (limitée dans le temps),
  • vie entière (valable toute la vie).

 

Une assurance pour protéger vos proches

L’assurance décès permet de protéger financièrement vos proches en cas de décès ou d’accident vous rendant invalide. Certains contrats prévoient aussi des garanties supplémentaires :

 

  • décès accidentel,
  • perte totale et irréversible d’autonomie,
  • maladie (si elle survient après la souscription),
  • chômage temporaire.

Quel est le coût de l’assurance décès ?

Le prix dépend :

 

 

 

  • du contrat choisi,
  • du montant du capital assuré,
  • et de votre situation personnelle :
    • âge au moment de la souscription,
    • mode de vie,
    • état de santé.

 

Quelle fiscalité s’applique à l’assurance décès individuelle ?

Le capital versé aux bénéficiaires n’entre pas dans la succession et est donc exonéré de droits de succession, mais :

 

  • Les primes versées après 70 ans sont intégrées à la succession au-delà d’un abattement global de 30 500 €.
  • Si le décès survient avant 70 ans, les primes versées la dernière année du contrat sont soumises à :
    • 20 % jusqu’à 700 000 €,
    • 31,25 % au-delà,
    • après un abattement de 152 500 €.

 

Les bénéficiaires conjoints ou partenaires PACS sont totalement exonérés de fiscalité

 

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Quelles sont les conditions de calcul du crédit d’impôt ou de l’impôt complémentaire à payer dans la régularisation fiscale de comptes à l’étranger ?

Posted on : septembre 10, 2025

Il convient de rappeler en premier lieu que la détention d’un compte bancaire à l’étranger par un résident fiscal français n’est nullement prohibée par le droit positif.

Toutefois, en vertu de l’article 1649 A du Code général des impôts (ci-après CGI), une obligation déclarative s’impose au contribuable. Celui-ci doit en effet déclarer à l’administration fiscale l’ensemble des comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos en dehors du territoire national.

Cette démarche s’effectue au moyen du formulaire n°3916-3916 bis. Le contribuable est en outre tenu à une obligation de régularisation. À ce titre, il lui incombe de déposer auprès de son centre des impôts un dossier de régularisation mentionnant les comptes bancaires détenus à l’étranger et doit être en mesure de justifier l’origine des fonds placés à l’étranger.

Le champ d’application de cette disposition a en outre été élargi afin d’englober les contrats d’assurance-vie souscrits à l’étranger (art. 1649 AA CGI) ainsi que certains dispositifs liés aux trusts (art. 1649 AB CGI). En cas de manquement à l’obligation déclarative, le contribuable s’expose à une amende forfaitaire de 1.500 euros par compte non déclaré.

La sanction est portée à 10.000 EUR par compte non déclaré lorsque le compte est détenu dans un territoire n’ayant pas conclu de convention en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales avec la France.

Concernant les conditions de calcul de l’impôt dû, le droit commun relatif à la détermination de l’assiette imposable est disposé aux articles 4 A, 4 B et 12 CGI. L’assiette imposable inclus notamment les revenus issus des comptes, tels que les intérêts et les revenus de placement fixe (art. 124 CGI), les dividendes et les distributions de bénéfices (art. 108 CGI) ainsi que les plus-values mobilières (art. 150-0 A CGI).

Enfin, l’instruction administrative fiscale BOI-IR-DOMIC-10-20-20 prévoit que les revenus de sources étrangères doivent être exprimés en EUR en tenant compte du taux de change applicable à la date de leur encaissement.

Au calcul d’impôt s’ajoute l’application du barème progressif en fonction du revenu imposable (art. 197 CGI) ainsi que les prélèvements sociaux (BOI-RPPM-RCM-20-15). Depuis 2018, il existe un prélèvement fiscal unique de 30% sur la plupart des revenus capital mobilier (BOI-RPPM- PFVMI-20-10).

Par ailleurs, l’article 1727 CGI consacre le principe d’intérêt de retard en cas de paiement tardif ou de déclaration incomplète, fixé à 0,20% par mois. En outre, l’article 1729 CGI prévoit une majoration applicable en cas de manquement ou de défaut déclaratif : celle-ci s’élève à 40% en cas de manquement délibéré et à 80% en cas de manœuvres frauduleuses ou d’abus de droit. Enfin, la doctrine administrative fiscale BOI- CF-INF-10-20-10 précise les modalités d’applications de ces majorations.

S’agissant du calcul de l’impôt éventuellement dû, le principe de la non-double imposition se trouve à s’appliquer. C’est alors un accord conclu entre deux ou plusieurs pays afin de résoudre les problèmes liés à la fiscalité des contribuables.

Il convient dès lors de vérifier l’existence d’une convention fiscale conclue entre la France et l’État étranger où se trouve le compte concerné. Ces conventions bilatérales, accessibles notamment sur le site impots.gouv.fr, déterminent les modalités d’élimination des doubles impositions.

Ainsi, deux méthodes principales d’élimination de la double imposition conventionnelles sont admises : la méthode du crédit d’impôt et celle de l’exemption. Conformément à l’article 23 B du modèle OCDE de la convention fiscale, la méthode du crédit d’impôt permet d’imputer l’impôt acquitté à l’étranger sur l’impôt dû en France, dans les limites de ce dernier.

Le crédit impôt correspond alors à l’impôt effectivement prélevé à l’étranger, plafonné par l’impôt sur le revenu français dû sur la même base de revenu. Les conditions et modalités pratiques sont précisées par la doctrines administrative (BOI-IS-RICI-30-10-20-10). À noter qu’une justification est obligatoire concernant la preuve de l’imposition à l’étranger (BOI-INT-DG-20-20 § 100 et suiv.).

Dans le cas d’un crédit impôt égal à celui imposable en France, ce dernier annule l’imposition sur le revenu français, sans s’exonérer les prélèvements sociaux. La méthode de l’exemption, pour sa part, consiste à exonérer en France certains revenus de source étrangère, sous réserve des conditions prévues par la convention fiscale applicable.

Les principes relatifs à cette méthode sont disposés également à l’article 23 B du modèle OCDE, tandis que les précisions relatives à la mise en œuvre de l’élimination des doubles impositions sont apportées par la doctrine administrative (BOI-INT-DG-20-20-100).

Enfin, un dernier mécanisme mérite d’être souligné, celui de l’impôt complémentaire dû au cas d’un déséquilibre de l’imposition à l’étranger par rapport à l’imposition qui aurait été applicable en France. Nous pouvons ainsi relever trois cas de figures.

Dans un premier temps, lorsque l’impôt acquitté à l’étranger est inférieur à celui qui aurait dû l’être en France, le contribuable est tenu de verser la différence au Trésor Français (art. 23 B du Modèle OCDE). Dans un second cas, en l’absence d’imposition à l’étranger, le contribuable supporte une imposition intégrale en France.

Tel est le cas notamment lorsque le contribuable est incapable d’apporter la preuve de son paiement effectif d’un impôt à l’étranger (BOFIP–BOI-INT-DG-20-20, § 90). Enfin, il existe des cas particuliers, d’une part celles concernant les revenus exonérés à l’étranger mais imposable en France, dont le traitement dépend des modalités des conventions bilatérales applicable.

D’autre part, celles relatives aux revenus soumis à la retenue étrangère, le contribuable doit alors justifier du montant effectivement prélevé au moyen d’une attestation ou d’un relevé (BOFiP–BOI-INT-DG-20-20, § 100 et s.).

En définitive, la régularisation fiscale des comptes détenus à l’étranger par un résident fiscal français ne saurait se réduire à une simple formalité déclarative. Elle s’inscrit dans un cadre normatif exigeant combinant obligations déclaratives, sanctions pécuniaires et modalités de calcul de l’impôt.

L’application des conventions fiscales internationales, en articulant avec le droit interne, joue en l’espèce un rôle déterminant puisqu’elle permet soit l’imputation d’un crédit d’impôt correspondant à l’imposition étrangère, soit l’exemption des revenus concernés.

Cette articulation vise ainsi à prévenir les risques de double imposition, tout en garantissant à l’administration fiscale française un recouvrement de l’impôt qui lui est dû. La combinaison des diverses règles traduit la volonté du législateur et de l’administration d’assurer une imposition équitable des revenus de source étrangère, tout en luttant contre la fraude et l’évasion fiscales.

 

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